Façonnée par les mouvements tectoniques et l'érosion karstique, la baie s'enfonce de plusieurs centaines de mètres dans les terres et se termine par une plage de galets. Ses pentes sud sont couvertes de végétation indigène, tandis que les falaises rocheuses et dénudées du côté nord filent vers la plage voisine de Krorëza. Sur la colline au-dessus se dresse le monastère Sainte-Marie, dont l'église fut peinte à la fin du XVIIe siècle ; gravement endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a depuis été en partie restaurée.
L'accès à la plage elle-même est restreint depuis longtemps, car le rivage appartient à des propriétaires privés et un projet de complexe hôtelier y a été interrompu. Une route descend vers la baie et s'arrête à une entrée gardée, d'où un sentier balisé d'environ un kilomètre monte au monastère, et un sentier côtier continue jusqu'à Krorëza en un peu plus d'une heure. De nombreux visiteurs découvrent Kakome depuis la mer lors d'une sortie en bateau depuis Sarandë en été, quand les bateaux font une pause dans la baie pour la baignade.
Limpide, calme et enserrée de collines vertes, Kakome offre un rare aperçu d'une baie ionienne non aménagée.








